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Toulouse, 4 mai 2015 : encore et toujours la démonstration de violence des nervis de cette gauche totalitaire …

 

Lu sur le site La page de l’oncle Ben :

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Totalitarisme en action

Je fus lundi soir 4 mai 2015 le témoin d’un bien triste spectacle, malheureusement révélateur de l’état de notre démocratie.

Invités par le Café Bioéthique de Toulouse, nous venions écouter Aude Mirkovic, professeur de droit privé spécialiste du droit de la famille, nous parler de la PMA et la GPA et des problèmes juridiques suscités par le développement des nouvelles pratiques de procréation.

La question est suffisamment importante et complexe pour prendre le temps de bénéficier d’un avis d’expert sur la question.

Qui plus est, cette question fait l’objet de débats de société depuis deux ans et la jurisprudence européenne favorise le contournement de la loi française et la dérive vers une libéralisation du marché de la procréation. Cela mérite au moins d’y réfléchir.

Mais dans notre république, celle qui s’autoproclame démocratique, celle qui a célébré une illusoire liberté d’expression aux mots d’ordre de « Je suis Charlie », il ne fait pas bon vouloir exprimer une opinion, ou pire des faits, que dis-je un simple raisonnement, qui soit en désaccord avec certaines minorités violentes et idéologues.

Avant même que ne puisse débuter la conférence, la scène fut envahie d’une poignée d’agitateurs masqués par des foulards, vociférant, brandissant des banderoles aussi noires que leurs intentions, affichant des injures aussi abjectes que leur comportement. Déblatérant leurs calomnies, tapant du pied, tonnant et tonitruant à coups de sirènes, ils semblaient décidés à ne pas laisser s’exprimer la conférencière.

L’un des vice-présidents de la faculté de pharmacie, présent sur les lieux car prévenu du risque d’agitation, sollicita la parole, et on se prit à espérer qu’il trouve les mots pour ramener le calme. La réalité est au-delà de la désillusion.

Il commença par se désolidariser clairement des organisateurs de la conférence et de tout propos qui serait tenu par la conférencière, regrettant que cette conférence ait lieu plutôt qu’un débat contradictoire sur le sujet, et souhaitant que chacun puisse s’exprimer ce soir. Ce faisant, il légitimait sans état d’âme l’attitude d’opposition des agitateurs.

J’en restai estomaqué. Le vacarme reprit bien sûr de plus belle. Car en fait de débat contradictoire, les agitateurs ne connaissent que le bâillonnement de ceux qui ne partagent pas leurs idées. En fait d’arguments les injures, en fait de dialogue la confiscation de parole, en fait de réflexion les slogans répétés, en fait de démocratie le totalitarisme idéologique.

Je me permis, avec d’autres, d’intervenir auprès du vice-président, pour demander qu’il exige le respect de la liberté d’expression, et fasse rétablir le calme dans les locaux dont il a la charge, en recourant si nécessaire aux forces de l’ordre. Nouvelle stupeur : il voyait dans ce spectacle la libre expression d’une opposition, à laquelle il nous appartenait de répondre tout aussi librement et sans violence.

Il ajoutera plus tard qu’il ne tenait qu’aux organisateurs de la conférence de prévoir un service d’ordre. Autrement dit, il préférait voir le rapport de force se manifester entre agitateurs et service d’ordre, alors qu’il était le seul à pouvoir requérir l’intervention de la force publique, seule légitime, habilitée et formée pour rétablir l’ordre.

Voyant que les agitateurs, confortés dans leur position, n’envisageaient pas de se retirer ni se calmer, Aude Mirkovic, habituée des amphithéâtres turbulents, entama sa conférence en forçant un peu sa voix dans le micro. Nous approchant des hauts parleurs, nous suivions sa démonstration pendant que les représentants de l’université ne semblaient pas manifester de curiosité pour ces idées qu’ils avaient définitivement décidé de ne pas partager.

J’en tirerais quelques conclusions :

  • Ceux qui étaient venus écouter la conférencière ne purent sortir que renforcés dans leur convictions et leur ténacité à les défendre, avec en outre une bienveillance fortement érodée envers leurs opposants.
  • Les agitateurs ont fait la brillante démonstration qu’ils étaient incapables de toute maturité démocratique, que leurs idées sont informulables donc certainement indéfendables, et que leur idéologie est avant tout totalitaire.
  • Les responsables d’une université, lieu de transmission, de réflexion et de dialogue, ne savent plus discerner quand les valeurs fondamentales dont ils se réclament sont bafouées.

Dans ces circonstances où l’accès à une information indépendante devient rare, et où l’expression d’une opinion devient un privilège peu partagé, je vous encourage vivement à aller consulter le site www.nomaternitytraffic.eu, et agir en conscience.

PS : j’oubliais, il y eut bien sûr bousculade. A la sortie de la conférence, trois agitateurs masqués se mirent à poursuivre un auditeur de la conférence qui les avait brusqués, et à le frapper avec une chaîne de vélo.

Un sexagénaire tenta de s’interposer et reçut en pleine visage un jet de bombe lacrymogène. Visiblement, l’équipement du groupuscule encagoulé n’était pas celui d’apôtres de la non-violence. Dommage que la police n’ait pas été sur place : mais non, cela aurait risqué d’effaroucher les âmes sensibles et délicates des étudiants.

 

2015-05-11

Aude Mirkovic

aude mrikovic