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Pape François : « il n’est de richesses que de femmes… son rôle dans la famille est irremplaçable »…

 

Lu dans Belgicatho :

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D’Elisabeth de Baudoüin, sur Aleteia.org :

Pape François : il n’est de richesses que de femmes

Le discours engagé de François en faveur des femmes, si souvent exploitées, mais irremplaçables et précieuses dans de nombreux domaines.

Le samedi 7 janvier 2015, le pape François a reçu en audience les participants à l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour la culture qui concluait ce jour ses travaux sur le thème : « Les cultures féminines, égalité et différence ». Dans le discours qu’il leur a adressé, le Pape, qui a rappelé une nouvelle fois que l’Église elle-même « est femme » – parce qu’on ne dit pas « le » mais « la » Église –, a insisté sur le bien fondé de la complémentarité homme-femme et la beauté de la maternité, qui dépasse la seule transmission et protection de la vie.

Il a également une nouvelle fois encouragé à la lutte contre les violences faites aux femmes et leur exploitation et à donner davantage de place aux femmes dans l’Église et la « sphère publique ». Tout en rappelant sa place irremplaçable dans la famille. Extraits.

Égalité et différence homme/femme : le ni-ni de la subordination et de la parité. Place à un nouveau paradigme

« Cet aspect ne doit pas être abordé idéologiquement parce que la lorgnette de l’idéologie empêche de bien voir la réalité. L’égalité et la différence hommes-femmes, se perçoivent mieux dans la perspective de l’avec, de la relation, que dans celle du contre. Depuis longtemps, nous avons laissé derrière nous, du moins dans la société occidentale, le modèle de la subordination sociale de la femme par rapport à l’homme ; un modèle séculaire qui n’a jamais totalement épuisé ses effets négatifs.

Nous avons également dépassé un second modèle, celui de la pure et simple parité, appliquée mécaniquement, et de l’égalité absolue. Un nouveau paradigme a été ainsi configuré : celui de la réciprocité dans l’équivalence et la différence. La relation homme- femme devrait [plutôt] reconnaître que tous deux sont nécessaires en ce qu’ils possèdent, oui, une même nature, mais avec des modalités propres. L’une est nécessaire à l’autre, et vice versa, pour que s’accomplisse vraiment la plénitude de la personne.

4 verbes pour résumer la maternité de la femme : désirer, mettre au monde, prendre soin et laisser partir

La transmission et la protection de la vie [ne sont pas] limitées à la sphère biologique [et peuvent être] synthétisées en quatre verbes : désirer, mettre au monde, prendre soin et laisser partir. Dans ce domaine, j’ai à l’esprit et j’encourage la contribution de tant de femmes qui œuvrent au sein de la famille, dans le domaine de l’éducation à la foi, celui de l’activité pastorale, dans la formation scolaire, mais aussi dans les structures sociales, culturelles et économiques.

Vous, les femmes, vous savez incarner le visage tendre de Dieu, sa miséricorde, qui se traduit en disponibilité à donner du temps plus qu’à occuper des espaces, à accueillir plutôt qu’à exclure. En ce sens, j’aime décrire la dimension féminine de l’Église comme sein accueillant qui régénère la vie

Le corps de la femme, victime de « blessures infligées parfois avec une violence effarante »

Symbole de vie, le corps féminin est souvent malheureusement violenté et aussi défiguré par ceux qui devraient en être les protecteurs et les compagnons de vie. Les si nombreuses formes d’esclavage, de marchandisation, de mutilation du corps des femmes, nous engagent donc à travailler pour combattre cette forme de dégradation qui le réduit à un simple objet à vendre sur divers marchés.

Je désire rappeler dans ce contexte, la douloureuse situation de tant de femmes pauvres, contraintes de vivre dans des conditions de danger d’exploitation, reléguées aux marges de la société et rendues victimes d’une culture d’exclusion.

Donner à la femme plus de place dans l’Église et la sphère publique. Mais son rôle dans la famille est irremplaçable.

Je suis convaincu de l’urgence d’offrir des espaces aux femmes dans la vie de l’Église et des les accueillir, en tenant compte des sensibilités culturelles et sociales spécifiques et en mutation. Une présence féminine plus incisive et généralisée est souhaitable dans les communautés, de sorte que nous puissions voir beaucoup de femmes impliquées dans les responsabilités pastorales, dans l’accompagnement des personnes, des familles et des groupes, ainsi que dans la réflexion théologique…

On ne peut oublier le rôle irremplaçable de la femme dans la famille. Les dons de délicatesse, de sensibilité particulière et de tendresse dont est riche l’âme féminine, représente, non seulement une force authentique pour la vie de la famille, pour le rayonnement d’un climat de sérénité et d’harmonie, mais aussi une réalité sans laquelle la vocation humaine serait irréalisable… I

l faut aussi encourager et promouvoir la présence efficace des femmes dans de nombreux domaines dans la sphère publique, du monde du travail et dans les lieux où sont adoptées les décisions les plus importantes, et en même temps maintenir leur présence préférentielle et indispensable dans et pour la famille. (…)

Toutes les institutions, y compris la communauté ecclésiale, sont appelées à garantir la liberté de choix pour les femmes, afin qu’elles aient la possibilité d’assumer des responsabilités sociales et ecclésiales, en harmonie avec la vie familiale. »

 

2015-03-09

pape francois

 

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