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Une interrogation sur l’activisme violent : « L’activisme LGBT est-il en train de mourir ?…  » …

 

Un article publié sur YAGG :

un article remarquable sur l’évolution du militantisme, et de la société moderne,

sur la violence verbale, et les insultes qui ne produisent rien, que du désordre, que de la distance entre les personnes :

 
stonewall
 
 

L’activisme LGBT et même, plus largement, le militantisme en général est-il en train de mourir ? C’est la question que certaines personnes se posent. Après la loi Taubira, les homos ne s’intéressent plus aux droits des LGBT, dit-on. Mes amis activistes disent que les homos sont devenus mous. Pour ma part mon opinion est différente, très différente…

par As De Pique

L’activisme Violent : Une nécessité contre la loi.
Il n’est pas question pour moi de dire que l’activisme violent des années 1970 était inutile. Je connais trop bien l’Histoire, pour savoir que les luttes violentes sont souvent nécessaires. Stonewall était un événement capital, les actions du FHAR étaient salutaires.
A l’époque, dans les années 1970 et 1980, les lois étaient répressives. L’homosexualité était un tabou, et les médias n’en parlaient pas. Les militants LGBT devaient donc avoir des actions fortes qui attirent l’attention de ces médias qui les ignoraient copieusement. A la suite de nombreuses action « coup de poing » les médias mettront finalement ces luttes en avant. Or, les médias dominants dictent aux politiques les sujets sur lesquels ils doivent prendre position. Si en ce moment, le sujet est l’immigration, à l’époque c’était les droits des homosexuels. Le PS va prendre le pouvoir en 1980 et appliquera son programme en cette matière, calmant pour un temps les revendications des organisations LGBT. Cependant l’arrivée du VIH ravivera les vieilles blessures, et on assistera à la formation d’Act-Up Paris en 1989. Depuis, et avec le temps, les politiques modifieront peu à peu la législation.

Pourtant, dans cette histoire, on trouve un grand absent : le citoyen. Entre les médias, les politiques, et les organisations LGBT, le citoyen reste absent. Les associations LGBT dialoguent avec les hommes politiques et les médias. Dans le processus de décision législative, le citoyen est ignoré. La conséquence directe de cette négation démocratique, est la suivante : La loi avança, mais les opinions des citoyens sur les homosexuels, stagnaient.
En 2012, lors du débat sur le « Mariage Pour Tous », on révéla que 50% de la France refusait le mariage aux couples de même sexe, et la « Manif’ Pour Tous » remporta un franc succès. Les militants LGBT furent surpris par ces vastes manifestions, l’opinion des français sur les gais n’évoluaient que très, très lentement. En réalité, c’était prévisible. Les associations LGBT, toutes ces années, n’agissaient pratiquement que sur les personnes publiques, oubliant la société civile. La loi avança encore, contre l’opinion de plus ou moins 50% des français.

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2015-09-21