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#Macron et son point de vue sur la #GPA : tu voles une voiture à l’étranger, tu as le droit de l’immatriculer en France …

 

Lu sur le Figaro Vox :

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FIGAROVOX/TRIBUNE – Emmanuel Macron a déclaré qu’il fallait «permettre la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger». Pour Aude Mirkovic, qui rappelle que cette reconnaissance existe déjà, il promet «les ingrédients d’une légalisation certaine».

Aude Mirkovic est maître de conférences en droit privé et porte-parole de l’association Juristes pour l’enfance. Elle est l’auteur de PMA-GPA: quel respect pour les droits de l’enfant?(Téqui 2016)

« Faut-il rire ou pleurer? A chacun d’apprécier lorsqu’un candidat à l’élection présidentielle déclare qu’ «il faut permettre la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger. On ne peut pas les laisser sans existence juridique».

Ces propos d’Emmanuel Macron, exprimés dans le magazine Têtu et largement relayés dans la presse, révèlent en effet soit que ce dernier ne connait rien à la question de la GPA, soit qu’il parle en connaissance de cause et, dans ce cas, qu’il ment. On ne sait même pas laquelle des deux possibilités est la moins désespérante.

Faut-il donc encore répéter, une énième fois, que les enfants nés d’une gestation pour autrui sont reconnus par le droit français et qu’il est faux, tout simplement faux, d’affirmer qu’ils seraient sans existence juridique?

Ces enfants disposent d’un état civil établi dans leur pays de naissance. Ils ont une filiation qui découle de leur acte de naissance et cette filiation est bel et bien reconnue en France: sinon, à quel titre les parents d’intention désignés par cet acte pourraient-ils exercer l’autorité parentale sur ces enfants et, notamment, les représenter en justice?

Dans ces conditions, pourquoi Emmanuel Macron, et tant d’autres avec lui, persistent-t-ils à dire que les enfants sont sans existence juridique? Sans doute parce qu’il est tout de même même délicat pour les promoteurs de la GPA de tenter de justifier la location du ventre des femmes ou la disposition par contrat d’un enfant.

Ces actes relèvent des prérogatives du propriétaire et, depuis 2013, le code pénal définit précisément l’esclave comme l’individu sur lequel s’exerce l’un des attributs du droit de propriété pour tenir compte des nouvelles formes de traite.

Il n’est guère aisé de promouvoir comme telle une nouvelle forme d’esclavage. Il est plus subtil de prétendre la combattre pour mieux la laisser s’installer dans les faits.

Et, comble du cynisme, le plus efficace est de brandir l’intérêt des enfants en prétendant les protéger pour mieux les asservir à la réalisation des désirs dont ils sont l’objet: objets aimés, choyés, gâtés mais objets quand même car ne se vendent, ne s’achètent ni ne se donnent que des objets.

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2017-03-19