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Les mères porteuses (#GPA) et la #PMAsansPère, fruits empoisonnés du « CDI de projet » de Macron ? #LoiTravailXXL

 

Lu sur le Blog de la CFTC métallurgie Yvelines :

- Belle analyse de la stratégie libérale-libertaire de Macron – tout se tient ! Règne de l’argent tout-puissant, écrasement de l’être humain…

« Entre le désir et l’avoir, il y a ce qu’on appelle « le marché » : le « droit à » ouvre et régule ce marché. Droit au logement, droit de se nourrir, droit de se soigner, droit de mourir dans la dignité….

Beaucoup d’articles de ce blog traitent de la question de l’Homme parfois réduit à n’être qu’instrument de travail. Etre instrumentalisé, ce n’est jamais agréable. Parfois, nous y consentons, parfois, nous ne nous en rendons compte qu’après coup, et nous en sommes souvent furieux.

Nous ne supportons pas qu’un être humain soit réduit, parce que cette personne, ce peut être nous. C’est pour cela que la souffrance nous touche, de même que la joie ou l’émotion nous bouleversent lorsque nous regardons des films. L’autre me rejoint dans mon humanité, une résonnance s’établit toujours entre deux êtres humains.

C’est aussi pour cela que les familles « syriennes » de la gare Saint Lazare nous insupportent : elles sont instrumentalisées par des souteneurs et des réseaux, captives. Leur insertion et leur bonheur sont rendus impossibles : cela nous indispose. Qu’elles se laissent faire nous révolte.

Notre émotion vient d’un désir de justice qui se réveille en chacun de nous, de justice sociale, au sens des droits fondamentaux, existentiels. Mal-logement, absence d’hygiène, violence, misère physique, orale ou intellectuelle, cela nous interpelle très profondément, parce que l’une des vertus de l’Homme est de désirer la justice.

Du coup, ceux qui, parmi nous, sont orphelins de père – surtout les orphelins précoces – comprendront qu’il n’est pas juste qu’un adulte décide, programme, revendique qu’un enfant vienne au monde sans père. Quel syndicaliste accepterait l’arbitraire d’un licenciement? Cela révolte car la question qui vient est « pourquoi lui/elle »? et cette question reste à jamais sans réponse dans l’arbitraire.

Si on met au point des critères de priorisation dans les plans de licenciements, c’est pour réduire l’arbitraire. Si le tirage au sort de nos enfants pour entrer à la Fac nous choque, c’est parce qu’il légitimise l’arbitraire. Vu de l’enfant, être conçu sans père, c’est un arbitraire qui, peut-être, le révoltera demain, doit nous révolter aujourd’hui pour lui et doit nous préoccuper pour demain.

Pour cette raison, il n’est pas décalé qu’un syndicaliste, au nom même de son engagement syndical, se pose des questions lorsqu’un député parle de « justice sociale » lorsqu’il s’agit de la PMA pour toutes. Justice sociale? Justice pour qui? Pour les femmes entre elles, prises comme des individus, indépendamment du fait qu’il existe aussi des hommes.

En revanche, une fois la PMA pour toutes passée dans la loi, l’égalité républicaine, au nom de la non-discrimination et de la justice sociale, exigera la GPA pour tous les hommes célibataires ou en couple de même sexe. La GPA instrumentalise le corps des femmes, et, au delà du corps, tout l’être, ainsi que tout l’être de l’enfant à naître.

C’est, au fond, ce « droit à l’enfant » qui instrumentalise l’être humain pour assouvir des désirs d’enfants. Le désir d’enfant est naturel. Le « droit à » ne l’est pas. Entre le désir et l’avoir, il y a ce qu’on appelle « le marché » : le « droit à » ouvre ce marché.

La PMA et la GPA en tant que droits, sont finalement surtout des questions de business sur fond de pauvretés de tous ordres. Disposer des personnes sans vouloir de lien, c’est le propre de l’instrumentalisation, cela ressemble terriblement au CDI de projet qui, faisons-en le pari, sera applicable aux mères porteuses….

CFTC

2017-09-19