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Le relativisme déconstructeur des groupuscules ultralibéraux LGBTQI : Jean-François Mattéi, L’Homme dévasté…

 

Lu dans Boulevard Voltaire :

« Il est des livres dont la simple lecture fournit des clés fondamentales à la compréhension de notre époque. Sans doute, L’Empire du moindre mal de Michéa est de ceux-là, ainsi que – dans un tout autre registre – Fractures françaises de Guilluy.

Sorti en février dernier, le livre posthume du philosophe Jean-François Mattéi, L’Homme dévasté, apporte à son tour des grilles de lecture non négligeables à ceux qui désireraient comprendre les tenants et aboutissants de la « pensée 68 ».

Véritable pendant philosophique au Suicide français de Zemmour qui s’attache aux conséquences et à la mise en pratique de la « déconstruction » dans la société française, et notamment dans les domaines culturel, social et politique, L’Homme dévasté se frotte directement à la pensée des philosophes/théoriciens du monde d’aujourd’hui, dont les héritiers ont encore la mainmise dans les universités.

Mattéi part alors de l’humanisme de la Renaissance fondé sur la philosophie platonicienne, qui postulait la raison comme une architecture de pensée, une « architectonique », nourrie des connaissances et du savoir de nos aînés.

Cette philosophie platonicienne, que Derrida assimile au logocentrisme, à l’européocentrisme et au phallogocentrisme encore dominants dans les années 60, voit sa légitimité niée en bloc par les philosophes de la « French theory » de la seconde moitié du XXe siècle. Ainsi, aux racines verticales (pyramidales) de la raison se substitue le rhizome de l’horizontalité dans un rejet de la transcendance, au profit de l’avènement d’un individu anonyme privé de son centre de gravité.

Plus importante encore, selon Mattéi, est la déconstruction appliquée à l’homme, désacralisé car renvoyé à son animalité, puis peu à peu artificialisé (avec les thèses transhumanistes).

Il est alors question de la théorie du genre qui, en niant les liens entre biologie et anthropologie, envisage la dualité des genres non plus par la nature mais par la culture et la politique !

Renversement de la cause et de l’effet qui conduit les idéologues postmodernes à considérer que s’il y a une différence anatomique entre l’homme et la femme, celle-ci n’a aucune incidence anthropologique, « de sorte que l’hétérosexualité n’est pas une pratique universelle orientée par la nature, mais une pratique universelle qui a imposé sa norme oppressive aux sociétés humaines ».

De là, le relativisme déconstructeur des groupuscules ultralibéraux LGBTQI.

Enfin, nous dit Mattéi, si le moderne signe la mort de l’absolu, « le principe de déconstruction est un interdit porté sur une construction future et, à ce titre, un aveu de stérilité »…

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2015-10-04

mattéi