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« C’est dans une guerre sournoise contre le sexe masculin que les idéologues du genre sont engagés aujourd’hui… »

L’idéologie du genre ou l’art de faire une guerre sourde aux garçons, aux pères, et aux hommes.

« l’idéologie du genre s’impose à nous car elle sera prochainement enseignée aux enfants dans le cadre du programme « ABCD de l’égalité ». Sous l’impulsion de l’actuel ministère des Droits des Femmes,    cette idéologie pénètre donc les écoles, mais c’est l’ensemble des hommes et des femmes que cette idéologie féministe a l’ambition de transformer avec, notamment, ses programmes de lutte contre    les stéréotypes. Il est donc devenu urgent de comprendre le fondement politique de cette idéologie afin de mieux en refuser fermement la teneur.

Cette idéologie se développe derrière la recherche moderne de l’égalité et de la parité, elle a    pour finalité de libérer les femmes d’une    hétéro-normativité qui aurait été inventée par les hommes pour exercer une domination. Ce projet    idéologisé et caricaturale porte la marque du féminisme radical promu par des lesbiennes parmi lesquelles Judith Butler est la plus connue. Pour être très précis, le programme ABCD de l’égalité à    l’école présente de fortes similitudes avec le Manifeste lesbien adopté en 1999 (sur ce point, voir Vigi-gender : http://www.vigi-gender.fr/programme-egalite-homme-femme-manifeste-lesbien.php).

theorie du genre dessin

Pour mieux    comprendre cette idéologie, appuyons-nous sur un des ouvrages de référence des militant-es du genre en France : Introduction aux études sur le    genre, Laure Bereni, Sébastien Chauvin, Alexandre Jaunait, Anne Revillard (2ème édition revue et augmentée, sept. 2012, Ed. De    Boeck).

Dans cet    ouvrage, dès son introduction (pages 7 à 10), l’idéologie du genre est présentée comme se déployant autour de trois « dimensions analytiques centrales »     :

I. « Le    genre est une construction sociale »

 II. Il convient d’« appréhender les relations    sociales entre les sexes comme un rapport de pouvoir »,

 III.« La troisième idée au fondement de la démarche des études de genre est d’analyser ce dernier à « l’intersection » d’autres rapports de    pouvoir. »

 

I. La première démarche des études de genre affirme que « le genre est une construction    sociale ».

Dire que le genre est une construction sociale induit qu’en changeant l’éducation et l’environnement social d’une personne on peut faire évoluer son  genre.

Dire que le genre est une construction sociale, et réfuter la place de la dimension biologique de la vie, c’est poursuivre l’idée totalitaire que la société peut voir  émerger un genre unique : mieux que l’égalité, l’uniformité.

L’idéologie du genre c’est une société où la différence des sexes est gommée car cette différence serait source d’inégalités. De fait, les idéologues du genre poursuivent  un projet politique fanatique qui nie la vérité des chairs et des âmes.

En partant du postulat que   « homme » et « femme » sont des sujets détachées du biologique et exclusivement construits par l’éducation, les idéologues du genre peuvent ensuite affirmer que si les filles      ne font pas les mêmes métiers que les garçons c’est parce qu’elles sont discriminées par une éducation et une société qui les défavoriseraient. Les idéologues du genre ne veulent pas concevoir      que filles et garçons puissent avoir des aspirations différentes.

De là découlent, les actuels programmes      gouvernementaux de lutte contre les stéréotypes à l’école, mais aussi à l’université, dans l’entreprise, et bientôt dans l’ensemble de la société… Pour       déconstruire le      réel,      les idéologues ont tout affublé de l’étiquette « stéréotype » : la féminité, la masculinité, la maternité, la paternité, la famille,… Les réseaux militants du genre      légitimisent ainsi leur lutte subversive (ils la qualifient eux-mêmes comme telle) contre une société qu’ils considèrent être entre les mains de « mâles, blancs,      hétérosexuels ».

La question qui reste en suspend est de savoir si      les garçons et les filles, les femmes et les hommes sont des stricts constructions sociales ainsi que le disent les féministes du genre : la Norvège       a mené cette réflexion de façon scientifique,      avec des résultats salutaires puisque toutes les recherches publiques sur le genre ont été stoppées. Cela doit donner à la France beaucoup d’espoir. Nous en reparlerons dans la partie conclusive      de cette note.

 

II. « La deuxième démarche induite par le concept de genre consiste à      appréhender les relations sociales entre les sexes comme un rapport de pouvoir ». C’est-à-dire que l’on ne pourrait pas penser le masculin et le féminin l’un par rapport à l’autre sans penser à des rapports de force, de      pouvoir et de domination. Ce critère met les études de genre dans une certaine proximité avec la théorie       marxiste : la femme serait le sexe oppressé et l’homme le sexe oppresseur. Sous couvert d’égalité et de droits pour les femmes, c’est donc dans une guerre sournoise contre le sexe masculin      que les idéologues du genre sont engagés aujourd’hui. Tout cela est possible par le militantisme de féministes radicales qui produisent statistiques et contenus rarement soumis à un véritable      débat contradictoire, aujourd’hui, en France.

Depuis que      les idéologues du genre ont milité à l’ONU, en 1995, afin que des statistiques sur les violences faites aux femmes soient produites dans tous les pays du monde, les réseaux féministes du genre      ont développé mondialement le féminisme victimaire, sans retenue, ni limite. Et ce n’est pas le livre Fausse Route publié par Elisabeth      Badinter en 2003 qui permit de mettre fin à leurs excès. En victimisant la femme de façon absolue dans de nombreux domaines, et en passant sous silence que des hommes peuvent être aussi en      difficulté dans la société, ou même être victimes, les militants du genre veulent scinder la société en deux : femmes-victimes d’un côté et hommes-dominants de l’autre. Ainsi sont votées en      France, en Europe, et dans le monde, des lois prenant exclusivement soin des femmes.

Répétons-le,      l’objectif des pro-genre est de transformer une société qu’ils considèrent avoir été construite par      les hommes au seul bénéfice des hommes. Le projet passe par une transformation culturelle et politique de la société pour combattre un adversaire désigné : l’homme, le père, le garçon,      sources du patriarcat que les militants du genre veulent faire croire encore très présent en France aujourd’hui.

Le      cas le plus symbolique, mais aussi éminemment politique, serait de permettre à la femme de procréer      sans s’unir avec l’homme. Les féministes radicales revendiquent aujourd’hui l’accès à la PMA (Procréation Médicalement Assistée) pour les couples de femmes homosexuelles mais également pour toutes      les femmes célibataires. Un tel projet marquerait de façon béante un changement de      civilisation : l’homme deviendrait un sexe optionnel dans la procréation, et la femme serait, de fait,       « libérée » de l’homme (la question de l’intérêt de l’enfant restant en      suspend).

En janvier      2013, sur une radio nationale, Roselyne Bachelot a donné une illustration éclatante du projet féministe du genre en déclarant que la      famille était une « construction sociale créée par les hommes pour dominer les femmes » : si l’idéologie du genre est aujourd’hui un      logiciel politique d’une partie de la gauche, elle a aussi quelques adeptes à droite.

Rappelons,      n’en déplaise à certaines féministes malheureusement peu soucieuses de ces questions, qu’il existe de nombreux domaines dans lesquels des garçons, des pères et des hommes sont en grande      difficulté aujourd’hui dans notre société : dramatique décrochage scolaire des garçons ; pères coupés de leurs enfants après un divorce ; violences      conjugales (280 000 hommes battus et 630 000 femmes battues d’après l’Observatoire National de la Délinquance – chiffres publiés en juillet      2011 : http://www.inhesj.fr/fr/ondrp/les-publications/reperes/15), suicide de près de 8 000      hommes par année, soit plus de 20 par jour ; grande exclusion (85% des SDF sont des hommes, ils meurent à 49 ans en moyenne). Notre pays doit ouvrir les yeux sur ces problématiques sources      de beaucoup de souffrances parmi la gente masculine. Notre pays doit se saisir de ces sujets, et ne plus laisser aux seules féministes du genre les questions de société liées aux deux sexes. De      plus la communication politique ne peut plus de façon irresponsable victimiser un sexe et condamner sans cesse l’autre. De la mesure et de la justesse doivent être trouvées sur ces      matières : c’est une exigence de justice sociale qui est là présente.

Précisons      par ailleurs que certaines penseuses du genre, notamment Judith Butler, auteure de Trouble dans le genre, pour un féminisme de la      subversion, publié en 2005 en France, est allé jusqu’à élaboré une culture alternative à la dualité homme-femme pour la dépasser. Elle a proposé      pour cela la perspective culturelle du Queer («étrange» en anglais) qui ouvre la voie à des individus trans-genres. D’après une députée socialiste française s’étend exprimer sur le sujet en      2012, il y aurait 30 000 personnes trans-genres aujourd’hui en France, des personnes queers donc qui ne veulent pas      entrer dans la dualité homme-femme. Aujourd’hui, dans la mode, le cinéma, la culture en général, une « offre » queer est en train d’émerger.

 

III. « La troisième idée      au fondement de la démarche des études de genre est d’analyser ce dernier à « l’intersection » d’autres rapports de pouvoir. »       Par ce      critère, la dimension politique des études du genre prend une envergure plus large encore. Les études de genre portent en effet aussi sur       les      rapports de classe sociale, de sexualité (orientation sexuelle), de race, d’âge, et tous les autres rapports de pouvoir. On reconnaît ici une vision      très déterministe : toute relation sociale serait fondée sur des rapports de pouvoir ou de domination, tout s’explique à partir de là. Le cousinage de l’idéologie du genre avec le marxisme est là confirmée. Cette idéologie propose une sorte de melting pot de tout ce qu’elle perçoit comme des luttes utiles à sa      propre cause, la cause féministe radicale en l’espèce. On va en trouvé une trace jusque dans le rapport sur la Refondation de la      politique d’intégration commandé par le premier ministre en 2013 (le rapport du Groupe de travail « Mobilités      sociales » cible en page 76 les « mâles, blancs et hétérosexuels »).

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Que    deviendrait alors l’aspiration de notre pays à vivre en fraternité, que deviendraient aussi les sentiments qui unissent l’homme et la femme, et que dire enfin de notre République qui se veut    indivisible, si en son sein même, l’homme et la femme sont séparés, divisés. La France n’a-t-elle pas appris de son histoire un certain mode de relation entre les hommes et les femmes ? Non    décidément l’idéologie du genre ne peut être un projet d’avenir dans une France qui aspire à plus grand et plus haut qu’une guerre sourde et perfide contre les garçons, les pères, et les    hommes.

Ce décryptage de l’idéologie du genre et de son fondement politique autour de ses trois démarches donne à tous les hommes et à toutes les femmes    de bonne volonté des clés pour    comprendre les enjeux sous-jacents aux débats relatifs au genre, à la parité, à l’égalité homme-femme, à la lutte contre les stéréotypes et autres    discriminations. Il est grand temps de ne plus laisser aux seules féministes le monopole des questions liées aux deux    sexes.

Des études scientifiques    internationales contestent magistralement le postulat des pro-genre selon lequel la personne serait pure construction    sociale, elles rendent lisibles de façon éclatante les identités masculine et féminine. En 2010, la Norvège a donné à ces études scientifiques une très large audience    médiatique, puis mit fin aux subventions destinées aux recherches sur le genre (6 millions d’euros annuellement). Ce débat salvateur fut possible grâce à un documentaire de Harald Eia : ce    documentaire peut être vu sur Youtube, sous le titre « la théorie du genre expulsée de Norvège », ou en suivant ce lien : http://www.youtube.com/watch?v=PfsJ5pyScPs

Au passage, notons qu’en France, le CNRS recense dans la recherche 2000 chercheurs travaillant à partir de la perspective de    genre : https://recherche.genre.cnrs.fr/).

Pour ne citer qu’un seul des scientifiques ayant travailler sur les hommes et les femmes, citons les travaux du Professeur anglais Simon Baron-Cohen qui propose une conceptualisation scientifique fort intéressante des cerveaux masculin et féminin    (note scientifique publiée en français : http://terrain.revues.org/1703). Ils nourriront, le moment venu, les débats que la France ne manquera pas de mener, en toute clarté, sur    ces questions passionnantes.

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A ceux et celles qui veulent rééduquer nos enfants par idéologie, et opposer les deux sexes à des fins politiques, nous devons répondre résolument que, ayant compris leurs projets, nous les refusons. L’homme a intrinsèquement besoin de la femme, et    la femme de l’homme. Les deux sexes participent de l’alchimie de la vie et vouloir les opposer (ou les rééduquer) est vain, et irresponsable.

L’idéologie du genre ayant pénétré tant les réseaux onusiens que bruxellois, tant les ministères parisiens que l’université française, et jusqu’aux écoles de nos enfants,    il est probable que de ce débat adviendront des bouleversements majeurs dans les nombreuses institutions aujourd’hui égarées dans le fanatisme militant des féministes du genre   »

- cette note a été mise à jour le 9 février 2014

dans Homme-culture-identité

Blog animé par Alexis Aguettant

(19 mai 2014)